Semaine 1 – Questionnement sur soi-même

Quand on souhaite entreprendre, un grand nombre de questions nous traversent l’esprit, mais certaines sont plus importantes que d’autres et on est là pour essayer de vous guider !

 

 

Pourquoi l’entrepreneuriat ?

C’est la toute première question que l’on s’est posé.

Plusieurs cas de figures se présentent : vous êtes salarié(e) et vous avez l’envie de vous reconvertir ; vous êtes demandeur d’emploi et vous ne savez pas vers quel emploi vous orienter ; vous sortez des études et vous ne trouvez pas votre premier emploi (c’était notre cas) ; vous avez envie de réaliser votre rêve ou tout simplement de devenir votre propre patron, …

notre expérience : Nous avons arrêté nos études de Lettres et de Psychologie et avons recherché pendant quelques mois un premier emploi ou une formation pour affiner nos projets professionnels. Suite aux difficultés rencontrées, nous avons décidé de nous recentrer sur un projet qui nous tentait depuis longtemps (la création d’une librairie d’occasion et salon de thé) et créer notre premier emploi.

 

Est-ce le moment pour entreprendre ?

Avant de nous lancer dans l’entrepreneuriat, nous avons pris en compte différents paramètres.

Le premier point important : l’entourage. N’hésitez pas à leur parler de votre idée dès le départ, de vos interrogations, de votre envie de vous lancer et de leur demander leurs avis. Il est primordial de se sentir soutenu(e) pour oser et se lancer.

Le second point : les moyens financiers. Avez-vous la possibilité de vous laisser le temps d’entreprendre et de vous lancer (entre le moment où vous débutez votre projet et le moment où vous faites de vrais bénéfices pour vous verser un salaire) ?

Une création peut prendre quelques mois comme plusieurs années selon le temps et l’énergie qu’on lui accorde. Par exemple, si vous avez une famille, est-il possible de modifier votre train de vie ? Votre conjoint peut-il subvenir partiellement aux besoins de la famille ou devez-vous trouver un travail en parallèle ? Si vous êtes seul(e), avez-vous de l’argent de côté ? Et si vous êtes jeunes, vos parents peuvent-ils vous aider ?

L’idéal est d’être pleinement dans son projet (sans avoir de problématiques autres qui pourraient générer un stress et un manque de motivation pour concrétiser sa création) afin de s’en imprégner et d’avoir le temps pour toutes les démarches.

Enfin, êtes-vous prêt(e) à avoir plusieurs “casquettes” dans votre entreprise (chef d’entreprise, comptable, serveur, libraire, commercial, cuisinier, vendeur, caissier, conseiller clientèle, communication, …) ?

Dans tous les cas, il faut rester lucide sur la réalité de l’entrepreneuriat : beaucoup de travail, des hauts et des bas, de la patience mais c’est une expérience enrichissante ! N’oubliez pas que lorsque l’on fait quelque chose que l’on aime et qui nous motive, la réussite est souvent au rendez-vous !

 

notre expérience : Nos familles nous ont toujours soutenu du début du projet à l’ouverture de la boutique, tant moralement que financièrement (nous n’avions pas d’aides de Pôle Emploi, ni de la CAF, mais nos familles étaient d’accord pour que l’on soit pleinement dans le projet sans un travail à côté).  Il était important, pour nous, de les avoir à nos côtés lors des moments de réussite comme des moments de doutes. Comme nous sommes jeunes et sans contraintes familiales, c’était d’autant plus facile de se lancer. Concernant les “casquettes”, nous étions conscientes de la réalité et nous n’avions pas peur de toucher à tous les domaines.

 

 

 

 

Quelles sont vos attentes et que souhaitez-vous transmettre ?

Faites une liste de ce qui vous paraît important dans le travail et ce que vous souhaitez y retrouver (la liberté, l’épanouissement, un bon salaire,…).

Cette liste peut évoluer ou être complétée au fil du projet, il ne faut pas hésiter à la relire lors des moments de doutes ou simplement s’y référer lors d’une prise de décision.

Si vous n’avez pas de but précis ou de valeurs spécifiques à partager en créant votre entreprise, pas de panique, tout viendra au fil de la création et/ou après.

Enfin, différenciez vos attentes et celles des autres personnes que vous connaissez ou que vous rencontrerez. Les Autres peuvent être un pilier comme un “ poison “, ils peuvent être un soutien et un générateur d’idées ou au contraire vous envahir avec leurs opinions et peuvent déstabiliser vos intimes convictions.

 

notre expérience : Nous nous sommes toujours dit que si trop de questions nous venaient à l’esprit, ou si nous avions trop de doutes ou de peurs quant à notre projet, ce n’était peut-être pas le moment d’entreprendre. Notre intuition nous a été très importante et nous a guidé vers nos véritables aspirations.

Nous avons rencontré beaucoup de monde pendant notre projet, qui ont boosté nos idées, mais il a fallu faire attention à ne pas s’égarer et toujours rester dans notre ligne directive. Depuis l’ouverture de notre boutique, on poursuit dans cette voie.

 

 

 

 

Évaluez vos points forts !

Dans un premier temps, nous avons listé nos expériences professionnelles et diplômes pour identifier celles/ceux qui avaient un intérêt pour notre projet, mais également celles/ceux dont nous aurions besoin pour notre future entreprise.

Dans un deuxième temps, on peut aussi définir ses qualités, comme par exemple le contact humain, le sens de l’organisation, la gestion administrative, la créativité, l’adaptabilité, savoir oser, la capacité à gérer seul(e)… 

Dans un troisième temps, identifiez les contacts intéressants pour votre projet. Ils peuvent être dans votre entourage (connaissances, amis, famille, …) ou des personnes qu’il faudra rencontrer.

Si vous êtes en panne d’inspiration, demandez à votre entourage car parfois ils voient ce que vous ne voyez pas !

 

 

Évaluez vos points faibles !

Vos traits de personnalité : l’impulsivité, être désordonné, manquer de créativité, asociabilité, …

Vos peurs : prise de risque, concessions financières, répondre au téléphone, relancer, manque de confiance en soi, timidité face à des inconnus (pour présentation du projet), savoir dire non, …

Identifier ses points faibles, ce n’est pas se dévaloriser mais savoir où sont ses lacunes et sa marge de progression. Ce sera d’autant plus simple de les surpasser.

 

notre expérience : Nous n’avions pas spécialement d’expériences professionnelles, mais nous avons su surpasser cette lacune en ayant une maîtrise complète de notre projet. Nous pouvions ainsi prouver que l’on pouvait y arriver et se présenter aux professionnels avec crédibilité.

 

Une entreprise est un travail à plein temps où il faut sans cesse se renouveler et ne pas rester sur ses acquis, du début projet et encore plus une fois le lancement fait. Il est primordial d’être en accord avec soi-même et ses valeurs.

Nous espérons que ces premiers conseils vous aideront à débuter votre projet. N’hésitez pas à nous mettre en commentaire vos questions ou vos partages d’expérience sur ce sujet 🙂

A la semaine prochaine,

Edwige & Marie

Commentaires

  1. Louny Répondre

    Waouh, bel article ! D’abord par l’esthétique, votre site est d’une superbe qualité visuelle. Les illustrations accompagnent bien le texte et on peut se plonger sans mal dans le récit pour profiter au mieux de tous ces conseils (et puis bon, j’adore votre police d’écriture) ! Ensuite, je trouve cette idée de partager votre expérience riche de sens, le mentorat est à mes yeux une vraie nécessité pour les personnes qui veulent se lancer mais sautillent d’enthousiasme en doutes et en questionnements… =) J’ai trouvé intéressante la position que vous recommandez (être suffisamment ouvert et à l’écoute pour obtenir de bons feedbacks, mais assez indépendant et critique pour résister aux éventuels scepticisme et poursuivre sa voie). Peut-être pourriez-vous aussi nous raconter dans quelle mesure être deux vous a aidé, car la communication a l’air de très bien se passer entre vous ? Bravo et merci, vivement la semaine 2.

    Louny

    PS : mes amis et moi sommes ravis chaque fois que nous nous installons au Livr’O thé.

    • Le Livr'Ô Thé AuteurRépondre

      Merci Louny pour tous ces compliments 🙂 On va continuer dans cette voie ! Et oui, c’est prévu de parler du fait d’être deux dans les prochains articles !

      A bientôt à la librairie !

  2. Fred Répondre

    …et ça donne quoi votre projet ? Vous êtes à l’équilibre ?
    Vous faites plutôt du chiffre sur la librairie d’occasion ou sur le salon de thé ?

    • Le Livr'Ô Thé AuteurRépondre

      Notre boutique se porte bien ! C’est plutôt le salon de thé qui se démarque mais les livres ont leur part aussi et ils se vendent de plus en plus.

  3. Anne-Lyse Répondre

    Hello les filles,
    Je trouve votre parcours hyper inspirant. Surtout que nous sommes, une amie et moi, en pleine réflection pour ouvrir un établissement assez similaire en région Auvergne Rhône Alpes.
    De mon côté j’aurai aimé en savoir plus sur les démarches que vous avez effectué pour ouvrir votre librairie. À qui s’adresser quand on a une idée pareille ? Pôle emploi ? La mairie de la ville dans laquelle on souhaite s’implanter ?
    Et une formation en compta/gestion est-elle indispensable ?
    Merci pour vos réponses !
    Et bonne continuation à vous 🙂

    • Le Livr'Ô Thé AuteurRépondre

      C’est super si notre parcours peut vous aider ! En effet, vous aurez (presque) tous les renseignements nécessaires au fil de nos articles 😉 Belle journée à vous !

  4. Malary Répondre

    Bonjour! Je viens de lire votre premier article et je me dépêche de vous laisser un petit commentaire pour aller lire le 2ème! 🙂 Je tenais à vous dire merci pour votre blog ! (Je sais bien que ce n’est que le début, mais je suis fan alors! ) Merci de partager avec nous votre expérience. Je serais sur Nantes en Novembre, je passerais vous voir! 🙂
    (Juste une petite question: comment faites-vous pour vendre des gâteaux fait maison? On m’ a dit qu’il fallait avoir un diplôme de pâtissier (ou quelqu’un en ayant un) ou une expérience de 3 ans minimum en tant que pâtissier, dirigeant d’entreprise ou travailleur indépendant? – Merci d’avance pour votre réponse) A bientôt !

    • Le Livr'Ô Thé AuteurRépondre

      Merci pour votre commentaire et votre enthousiasme 🙂 Concernant les gâteaux, nous nous sommes renseignées auprès de différents organismes. Tout dépend du statut de votre entreprise, si vous êtes salon de thé comme nous, vous pouvez faire les pâtisseries sous certaines conditions (pas de glaçage, crème, etc). Mais si effectivement vous êtes marqué comme étant pâtisserie dans vos statuts, il faut un diplôme. C’est un domaine très complexe, il faut prendre les renseignements un peu partout. De notre côté, on fait attention et on manipule le moins possible tout ce qui est produits issus des animaux. On espère avoir répondu au mieux à votre question, à bientôt ! 🙂

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